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Le coaching est-il quantique ? (1)

Partie 1 : le monde comme un océan de potentialité pure.

Le coaching est-il quantique

Le coaching est-il quantique ? Drôle de question, mais quand la science vient formaliser l’impact de la conscience et de l’intention sur la matière, il y a de quoi s’enthousiasmer. La conviction selon laquelle il est possible de se réinventer et de créer sa réalité est confirmée par les lois de la physique quantique. Ces lois sont peut-être familières pour certains, mais pour ceux qui n’y connaissent rien, je vous invite à lire ce voyage dans la matière, inspiré d’un documentaire, What the bleep do we know. Down to the rabbit hole.

2 réalités
Deux niveaux de réalité, deux lois pour organiser le monde

Vous avez certainement quelques notions physiques du monde dans lequel nous vivons. Mais le monde physique ne se limite pas à la partie visible de l’iceberg, il y a aussi une partie invisible, et chaque niveau de réalité est régi par des lois complètement différentes : celles de la physique mécanique pour la partie visible et celles de la physique quantique pour la partie invisible. Elles correspondent à deux visions complémentaires du monde et de nous-mêmes : pour la physique mécanique dite classique, le monde est une machine sans conscience, chaque chose étant séparée et décrite par les lois physiques de Newton (lois de la pesanteur, etc.) dans un esprit de logique ; pour la physique quantique, le monde est un réseau interconnecté qui s’étend dans le temps et l’espace, obéissant à des lois qui touchent le niveau atomique et régies par la fonction d’onde, la matière devenant “sensible” à l’interconnexion et à la conscience. Dans cette nouvelle dimension, ce que chacun pense influence le monde et modifie l’expérience ou le résultat !

Océan de potentialité pure
Le vide

Nous avons appris à l’école que le monde est fait de masse et d’atomes : les atomes forment les molécules qui forment la matière. Or les atomes sont vides. Le cosmos lui-même est donc principalement composé de vide. Mais le vide n’est pas vide à proprement parlé, puisque, selon le principe de E=MC2, il a son équivalent en masse-énergie. L’idée majeure de base de la physique quantique est qu’il doit y avoir un monde sous-jacent au nôtre qui n’entre pas directement en contact avec la dimension visible mais qui rejaillit dans notre existence pour nous en donner une meilleure compréhension : il s’agit d’une conscience purement abstraite qui déclenche des ondes de vibrations et qui est à l’origine des particules, des hommes, des objets… de tout ce qui est. Les objets se composent en réalité d’idées, de concepts et d’informations… Les objets n’entrent d’ailleurs jamais en contact les uns avec les autres au niveau atomique : par exemple, les atomes du sol et du ballon qui rebondit sur le sol ne se touchent jamais.

Qui attire qui ?
Don d’ubiquité

Comme, au moment du big bang, tout est issu du même noyau, tout est encore relié : c’est la loi d’intrication. Elle indique qu’il existe un lien entre tout ce qui est, même si la notion d’espace nourrit l’illusion que les choses, objets, personnes, sont séparées. Ainsi, au niveau quantique, l’impensable devient pensable : suivant le principe de l’onde unique, une même particule se trouve à des positions multiples. Les particules peuvent donc être connectées ou s’assembler malgré de grandes distances et être à plusieurs endroits en même temps. La téléportation, capacité pour un même objet d’être à deux ou plusieurs endroits au même moment, devient un jeu d’enfant ! Ou bien deux endroits dans l’espace se révèlent similaires : ils co-existent, dans le sens de l’empathie ou de la télépathie.

Espace-temps élastique

Espace-temps élastique

Dans le monde quantique, les choses peuvent aussi reculer dans le temps ou être intemporelles. Le temps, tout comme l’espace, devient élastique (time reversed symetry) : à chaque processus correspond dans la même mesure un processus inverse. Ainsi le lait jaillit aussi souvent de la tasse de café qu’il y tombe ; nous avons autant accès au passé qu’au futur. Même si cela semble absolument contraire à notre façon d’expérimenter le monde, le futur peut influencer le présent. Par exemple, je lâche une balle et elle tombe sur le sol. Mais qu’est-ce qui me dit que ce n’est pas le sol (le futur) qui a influencé mon acte de lâcher la balle ? Nos sens semblent nous jouer des tours, car la réalité d’après la physique quantique n’est faite que d’ondes d’informations qui circulent et interagissent.

Qui vient à qui ?
Et donc plusieurs possibilités…

Le monde quantique est celui des électrons (libres !) : il ressemble à un océan universel de potentialité pure (appelé unified field ou superstring field ou encore champ akashique) dont la propriété est l’intrication. C’est ce dont nous aussi sommes fait. Dans l’univers quantique, il existe ainsi plusieurs possibilités superposées ou réalités possibles au même moment (dans le monde classique, elles sont limitées à des choix définis, où tout se trouve à un endroit déterminé). Imaginez un ballon sur un terrain de basket : en physique quantique, la question “où est le ballon ?” n’a pas de sens, puisqu’il peut être partout à la fois, à de multiples endroits en même temps.

De multiples possibilités
…Mais selon l’observateur, il n’en reste qu’une

Grâce à l’expérience de la double fente, les chercheurs ont observé que le résultat de l’expérience dépend de celui qui l’observe : l’observateur influence ou altère le résultat, faisant ainsi partie intégrante du système. Dés qu’on l’inclut, un paradoxe surgit : sans observateur, des ondes de possibilités pré-existent, mais dés qu’un regard se pose sur l’expérience, il fixe une seule possibilité ! Celui qui regarde anéantit la fonction d’onde et donc les multiples réalités possibles : il en choisit une.

L'observateur choisit sa réalité
Changement de dimension

Si en physique quantique la relation observateur-matière concrétise les objets devant soi, les rendant réels tout en influençant notre observation, qu’en est-il de nous-même, de notre futur et de nos choix ? Immergés dans l’expérience sensorielle (par ce que nous sentons, voyons, goûtons, touchons…), nous filtrons notre connaissance de la réalité. Tout se passe comme si la réalité est restreinte par notre perception limitée. Nous avançons vers un horizon réduit, tel un cheval contraint par ses œillères… Mais si on pousse le cerveau à éclairer de nouvelles zones d’ombre, royaume de nos possibilités et potentialités, alors on se met à voir quelque chose d’inédit et une nouvelle prise de conscience émerge.

Une et même… partout

La physique quantique incarne une nouvelle dimension qui pousse à la prise de conscience et à la co-création. Alors comment peut-elle vous aider à avancer avec ses multiples possibilités ? La suite au prochain numéro.

À propos de Vanina Gallo

Je prends soin de l’épanouissement des personnes par le coaching et contribue avec ma sensibilité artistique au développement harmonieux des organisations. Qu’il s’agisse d’un accompagnement pour relever vos défis professionnels et relationnels, ou qu’il s’agisse de faciliter les réflexions et visions d’un groupe par la pensée visuelle et la facilitation graphique, je vous aide à innover et à trouver les ressources pour créer la vie que vous désirez.

4 pensées pour “Le coaching est-il quantique ? (1)”

  1. Bonjour Vanina,
    Votre article est absolument enthousiasmant et résonne très fort pour moi. Comme je l’écrivait à l’instant en partageant votre article, il définit, clarifie et étaye merveilleusement une phrase clé qui m’a été offerte il y a 10 ans : « La vérité n’existe pas, tout est affaire de perceptions ».

    Une phrase que je porte chaque jour dans mon travail et le plus possible dans le reste de ma vie et qui est, je crois, d’utilité publique !

    Merci donc d’expliquer si bien l’importance de « l’interprétation » dans la conduite du monde. C’est certainement la voie vers plus de bienveillance et de sérénité dans notre relation au monde. Et ça justifie amplement de diffuser festivement (oh un néologisme !) cet article :)

    1. Bonjour Yves, merci beaucoup pour vos mots qui me vont droit au cœur. Je suis très heureuse de partager avec vous l’énergie festive que vous insufflez si bien ! Et aussi très touchée que vous mettiez tant de soin et d’enthousiasme à partager mon article :-) J’en profite pour remercier également Céline Boura qui a permis ce lien !

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