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Quel amoureux…se êtes-vous ?

L’échec amoureux est souvent vécu comme un ratage ou un handicap dont on se remet avec peine : on s’excuse de prendre du temps pour émerger du chagrin ou de la déception et on réprime la colère habituellement retournée contre soi. Or ces “ratages” sont le signe d’un véritable élan à vivre la relation et à devenir un meilleur amoureux. Rechercher l’état amoureux, partager des moments intimes et joyeux de communion et de connexion, c’est une façon de célébrer la vie : une vibration toute particulière, qui n’est pas vécue avec la même intensité par tout le monde, mais qui pour certains est vitale et correspond à une aspiration profonde. C’est “la chose la plus importante”… L’accomplissement érotique comme “summum du bonheur sur terre”. Et je le dis d’autant plus facilement que j’ai toujours pensé que mes histoires d’amour étaient l’essentiel de ma vie : – Qu’est-ce que tu veux faire plus tard dans ta vie ? – Être amoureuse ! Vivre l’aventure amoureuse ! Revendiquer la relation à soi et à l’autre comme un véritable statut ou marquage identitaire, voilà qui nous remet dans notre quête, un chemin et choix de vie pour s’assurer un bel avenir amoureux.

Être amoureux…se

On “tombe en amour”, quand on croise une personne qui nous rappelle ce qu’est l’amour (parfois avec tremblements de terre, pertes et fracas) parce qu’on l’a tous connu, l’amour idéal, il y a très longtemps, dans un autre espace-temps. On ne choisit pas cette personne : elle nous est révélée par notre inconscient, nos fantasmes, nos mémoires, nos vies antérieures… peu importe l’histoire qu’on se raconte. C’est avant tout une histoire de peau (le physique, la beauté, l’éducation… n’y sont pas pour grand chose). Quand la rencontre devient relation, c’est là que les ennuis commencent, plus ou moins rapidement. Certains scénarios se répètent inlassablement, tandis qu’autour des couples se stabilisent, se marient, font des enfants, et on se vit comme “maudit” de l’amour, laissé sur la touche du manège nuptial alors que les autres ont l’air de s’éclater comme des fous (c’est ce qu’on croit).

Que faire ? Essayer encore et encore de devenir un homme, une femme debout face à l’autre. Assumer sans honte d’être désirant. Se déclarer aspirant à l’état amoureux et honorer cette quête : conjuguer le verbe aimer est un art de haut niveau, un apprentissage qui dure toute la vie… Le fait d’avoir des échecs amoureux, d’être en constante recherche, d’affronter de nombreux obstacles est le signe d’un élan particulièrement tourné vers la relation. C’est là où ça résiste qu’il y a la plus grande ouverture possible : vous avez mal en amour, c’est donc que vous êtes nés pour vivre l’amour. Et vous aurez à affronter de nombreuses épreuves pour affiner votre perception, créer votre propre sagesse et langage amoureux. Vous êtes les artisans d’une poésie personnelle et sacrée, d’une façon d’être, d’un art de vivre la relation à soi et au monde, à cultiver passionnément pour pouvoir vous réaliser et vous demander à la fin de votre vie : “Ai-je mieux aimé ? Ai-je été un meilleur amoureux ?”

Être amoureux s’apprend. Pour avancer sur ce chemin, il y a plusieurs jalons :

  • Devenir un amoureux de sa propre vie et de la vie en général : dire “oui” à sa naissance, être content d’être là et honorer la joie de vivre malgré et en dépit de tout, en apprenant à traverser les hauts et les bas, les différentes émotions, pensées ou états.
  • Guérir de la nostalgie du paradis perdu, espace de pur et absolu amour, peuplé de princes charmants, de femmes idéales et de couples parfaits. L’amour idéal ne se vit pas sur terre et l’autre ne comble pas les manques, par contre il est possible d’apprendre à aimer, à devenir un amoureux averti, fidèle à son aspiration profonde de communion et de célébration.
  • Apprendre à réussir ses échecs : comprendre que dans l’échec-même, il y a un apprentissage (et non une faute !), un inaccompli à accomplir. Reconnaître ceux, celles qui nous font grandir comme des tremplins pour dépasser ses propres limitations, prendre conscience de ses erreurs, poser de nouveaux actes pour s’améliorer.
  • Choisir, sélectionner. Prendre le temps de faire connaissance, sans griller les étapes. On ne choisit pas de “tomber en amour”, mais on peut choisir d’entrer en relation. La question du choix pousse à une meilleur discernement : “Vais-je transformer cette rencontre en relation amoureuse ?” Certaines rencontres provoquent un choc ou coup de foudre et la tentation est grande de succomber rapidement : or, même si l’autre fait certainement partie de notre vie, il n’est pas nécessairement le meilleur choix pour une relation amoureuse épanouie.
  • Reconnaître le faire plaisir réciproque. La réciprocité (débarrassée du fantasme égalitaire) dans la préférence affichée, le faire plaisir, le donner et recevoir, ainsi qu’une volonté de paix partagée, sont les signes d’une relation amoureuse saine pour se dévoiler, expérimenter la véritable intimité, en osant l’impudeur du corps et du cœur, et ouvrir les sens au sens du sacré.
  • Érotiser son quotidien. Le désir nous porte à construire, mais il faut distinguer la pulsion sexuelle – hormonale et sujette à pics et accalmies – de la pulsion amoureuse – élan vital – qui se cultive : c’est entretenir son jardin et arroser l’envie d’avoir envie.
  • Rester toujours au plus près de la relation, utiliser les voies de communication pour vérifier la concordance des aspirations de chacun.
  • Faire ami-ami avec l’impermanence. Rien ne dure et il y aura des crises. La crise de croissance est une opportunité pour grandir qui conduit à une rupture : rompre avec un cycle ou un schéma devenu obsolète (et pas forcément avec le partenaire) pour retomber en amour.
  • Savoir pardonner, remercier et partir au bon moment s’il n’est plus possible de grandir à deux…

Pour accompagner cet itinéraire amoureux, Arouna Lipschitz décortique le travail de ceux qui choisissent la voie de l’amoureux, une sagesse de la relation amoureuse concoctée par ses soins, dans un très beau livre illustré par les calligraphies de Luc Templier : 52 clés pour vivre l’amour
. Retrouvez les grandes lignes du livre énoncées dans une interview, à regarder ici.

Pour panser et penser les bleus à l’âme et au cœur, Isabelle Padovani propose une lecture douce et respectueuse : “Cœur brisé dans la relation amoureuse”, à regarder ici (afin de comprendre le langage symbolique qu’utilise Isabelle, visionnez auparavant cette vidéo pleine d’humour : “Être spirituel ou pneumatique ?” ici).

Nouveau ! Certaines histoires d’amour provoquent un véritable retournement et inscrivent dans notre corps les traces d’un potentiel à reconnaître et à réaliser. Je propose un atelier sur le retournement et la jouissance amoureuse : à partir d’un vécu amoureux, écrire pour explorer les sens, révéler l’essence et donner un sens sacré. L’écriture est un magnifique outil pour vous raconter et vous dévoiler : ce travail d’introspection permet de vous détacher de vos limitations, de donner corps à l’intense richesse de vos aspirations profondes et de révéler votre poésie sensorielle, sensuelle et sacrée. Il aboutit à une “création de soi” qui vous reconnecte à votre élan vital ou pulsion amoureuse. Première : le mardi 21 mai, de 18h30 à 21h30. Si vous êtes intéressé/e, contactez-moi ici.

À propos de Vanina Gallo

Je prends soin de l’épanouissement des personnes par le coaching et contribue avec ma sensibilité artistique au développement harmonieux des organisations. Qu’il s’agisse d’un accompagnement pour relever vos défis professionnels et relationnels, ou qu’il s’agisse de faciliter les réflexions et visions d’un groupe par la pensée visuelle et la facilitation graphique, je vous aide à innover et à trouver les ressources pour créer la vie que vous désirez.

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