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Le coaching est-il quantique (3)

Partie 3 : se libérer de la dépendance chimique pour affronter les défis de la vie armé/e de ses rêves.

Lire partie 1 le monde comme un océan de potentialité pure et partie 2 révéler notre puissance par le pouvoir de l’attention.

Déméler les connexions
La physique quantique nous apprend que l’observateur modifie le résultat de l’expérience et par conséquent sa réalité. Changer ou créer sa réalité commence dans nos cellules, car notre identité y est gravée. En effet ce sont nos expériences et les informations stockées dans notre cerveaux qui donnent des ordres à nos cellules et les habituent à un certain type de réactions et de comportements. Par nos automatismes, nous utilisons toujours la même “boite à solutions” qui génère des réactions chimiques sans cesse identiques… La répétition creuse chaque jour plus profondément les sillons des chemins neuronaux devenus familiers. Pour changer, nous devons modifier nos cellules, donc modifier le réseau neuronal en faisant évoluer notre comportement et notre façon d’interagir avec l’environnement. Tant que nous restons la même personne, avec les mêmes réactions, nous ne faisons que renforcer nos cellules avec notre identité. Comprendre ce fonctionnement permet de choisir et d’agir pour créer une nouvelle réalité.

Les connexions qui nous structurent

Le cerveau se compose de cellules nerveuses, les neurones, qui forment le réseau neuronal avec ses nombreuses ramifications. Chaque connexion est liée à une pensée ou un souvenir. Le cerveau construit ses propres modèles à partir du vécu : expériences, pensées et émotions sont passées au mixeur et connectées dans ce fantastique réseau fourmillant d’informations qui nous façonnent. Si par exemple, le concept d’amour est associé à la déception, ce sentiment ravive une souffrance, colorée de tristesse, de colère ou rage. La rage reconnecte à la souffrance, à son tour reliée à une personne en particulier, qui ramène à l’amour. Ce cercle vicieux, reflété dans le miroir du souvenir à travers lequel nous nous percevons, façonne le sentiment du “moi”, de “qui je suis” (appelé aussi “système de croyances”). Comme le cerveau ne fait pas la différence entre ce qu’il voit (le présent) et ce dont il se souvient (le passé), les mêmes réseaux neuronaux sont activés et travaillent ensemble. La répétition d’une réaction ou d’un comportement aide les cellules à établir une relation privilégiée avec des sentiments devenus quotidiens (colère, frustration, dépression, souffrance…), ce qui renforce notre personnalité. Car il faut savoir que les neurones qui n’interagissent plus ou sont délaissés (par exemple ceux associés à la joie, au plaisir, à la fierté…), perdent de leur ressort et n’établissent plus de connexion. Chaque fois que le processus de la pensée s’interrompt, il affaiblit la réaction chimique correspondante et les neurones finissent par perdre leur pouvoir de connectivité : une qualité à utiliser dans le sens de l’évolution, puisque qu’abandonner un comportement nocif contribue à réduire le champ de sa réaction chimique.

Dépendance

La dépendance est émotionnelle

Toute expérience a une valeur émotionnelle qui se traduit par une réaction chimique. C’est dans la partie du cerveau appelée hypothalamus, sorte de mini-usine où sont rassemblées des substances chimiques, que les peptides, petites chaines d’acides aminés, se fabriquent en corrélation avec les émotions vécues. Il y a une substance chimique pour chaque sentiment (colère, tristesse, frustration, désir…). L’émotion a donc un poids physique et tangible ! Dés qu’une émotion est ressentie dans le corps ou le cerveau, les peptides sont immédiatement assemblés et lâchés dans le flux sanguin et se fraient un chemin dans le corps pour aller se fixer aux milliers de récepteurs externes des cellules : comme une clé dans une serrure, le peptide se fixe à la surface du récepteur, envoyant un signal à la cellule, sorte de sonnerie qui retentit : “Ici la dépression… Que la fête commence !”. Les peptides, en créant des réactions chimiques en cascade, peuvent transformer le noyau de la cellule qui se “spécialise”. Et voilà notre cellule reconfigurée se mettre à crier : “J’ai faim ! Je n’ai pas eu ma dose !”. Le corps va signaler au cerveau qu’il ne reçoit pas ce dont il a besoin, celui-ci va donc s’activer en s’appuyant sur des situations vécues passées et envoyer des images spécifiques s’imprimer sur le lobe frontal, créant ce qu’on appelle une dépendance.

Réactions chimiques en chaine

Si tous les jours on bombarde une cellule avec la même substance (de la colère, par exemple), celle-ci, en se divisant, va créer une cellule-sœur qui aura bien plus de récepteurs adaptés à ces peptides de la colère (et moins pour les vitamines, minéraux et autres nutriments), accélérant aussi le processus de vieillissement. On va nourrir notre faim biochimique en créant des circonstances adéquates : plutôt satisfaire les peptides que de prendre réellement soin de soi. Par exemple, une dépendance au stress nous empêche de quitter un job ou une relation nuisible. Nos choix sont rendus ardus parce que brouillés par les substances chimiques associées. Est-on vraiment amoureux de l’autre ?… Ou amoureux de l’anticipation des émotions dont on est dépendant ?
Une drogue, comme l’héroïne par exemple, développe ses récepteurs : plus la consommation augmente, moins le corps est capable de produire l’endorphine, sorte de héroïne naturelle. Les récepteurs perdent en sensibilité, piégés par leurs vieilles habitudes !

Se reprogrammer

Reprogrammation neuronale par l’exploration des possibles

Le changement consiste à laisser son ancienne identité derrière soi pour réfléchir à qui on pourrait devenir : un autre futur possible nous appelle ! Il suffit de faire un premier pas… Écouter le message que nous transmet chaque moment de lucidité, se fier à notre intuition et aux signes qui émergent. L’univers met des leçons à nos portes et des passages pour peu qu’on soit ouvert à l’introspection et à l’exploration hors des sentiers battus. Tout changement, comme les vieux schémas qui s’écroulent, s’accompagne d’un passage dépressif, car le pont entre le confort connu et le véritable confort est instable et déstabilisant. On perd parfois espoir en revenant à ses anciennes habitudes, mais ce qui compte est de réaffirmer son choix, jusque dans ses cellules ! Celles-ci sont animées par des potentialités inconnues : le système nerveux possède une énorme plasticité et la possibilité d’évoluer, de se réinventer et de créer. Il a été conçu pour expérimenter le unified field ou sentiment d’unité. Grâce aux images, à la méditation et la visualisation, nous pouvons voyager dans notre corps et notre esprit, agir ici-et-maintenant en posant des intentions. Quand on émerge d’une exploration, on est quelqu’un d’autre. L’expérience a laissé des traces dans notre cerveau, nos cellules se gorgent de nouvelles informations et reconditionnent le réseau neuronal : notre perception du monde n’est plus la même.

Ma mission est de m'aimer

En prenant conscience de sa vraie nature, il n’y a plus ni questions ni réponses, juste une compréhension subtile et subite. On se met à agir, à faire des choses. De l’intention à la réalisation, la route du temps et le cycle de l’amour, au prochain numéro.

À propos de Vanina Gallo

Je prends soin de l’épanouissement des personnes par le coaching et contribue avec ma sensibilité artistique au développement harmonieux des organisations. Qu’il s’agisse d’un accompagnement pour relever vos défis professionnels et relationnels, ou qu’il s’agisse de faciliter les réflexions et visions d’un groupe par la pensée visuelle et la facilitation graphique, je vous aide à innover et à trouver les ressources pour créer la vie que vous désirez.

3 pensées pour “Le coaching est-il quantique (3)”

  1. C’est tres interessant, merci vanina. C’est une vision quantique de ce que d’autres appellent de facon plus « ethérée »la loi de l’attraction, si j’imagine des évenements « positivement », ils se produiront. J’aime pouvoir à présent faire un melting pot de ces deux notions, dans le but de toujours s’epanouir un peu plus.
    Par contre j’ai vraiment hate de lire l’autre partie et un mois ca va être long…
    A bientôt

    1. Je vais tâcher d’écrire vite ;-)
      Imaginer des évènements, c’est les vivre entièrement, complètement, avec le corps et les émotions : ce sont les sentiments qui leur permettent de se réaliser. Pas si facile que ça, parce que imaginer ou vivre l’inimaginable demande beaucoup d’attention (notamment pour lâcher tout ce qui nous retient inconsciemment).

  2. Article passionnant qui me parle beaucoup!!! Votre theorie explique parfaitement que l’on ait parfois l’impression de preferer une emotion negative connue que de risquer de rencontrer une emotion positive inconnue…et l’impression de faire deux pas en avant et un en arriere… Jj’aime beaucoup le passage « Écouter le message que nous transmet chaque moment de lucidité, se fier à notre intuition et aux signes qui émergent ». Merci pour ce beau texte!

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