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Feuilleton de l’été : l’identité sexuelle #4


La femme et l’homme à travers la quête de l’individuation

Pour Jung, qui s’inspira de la philosophie et des mythes, la libido (pulsions sexuelles) n’est pas l’unique moteur du psychisme : il avance l’idée d’énergie vitale, au sens plus global ; tout comme l’inconscient, qui n’est pas uniquement personnel mais comporte également des contenus qui ne se réfèrent à aucune expérience vécue, qu’il nomme l’inconscient collectif.
Cette énergie vitale vous pousse à vous réaliser, à devenir toujours plus vous-même, selon une dynamique qu’il appelle le processus d’individuation : en vous confrontant à votre masque social, la persona ; en affrontant votre ombre (les aspects refoulés ou inconscients), l’anima ou femme intérieure pour l’homme et l’animus ou hommes intérieurs pour la femme ; en vous ouvrant à votre maître intérieur, cet espace de potentialités inconnues, de sagesse et de connaissance innées (notamment à travers l’imagination active et les symboles). L’individuation est une prise de conscience de votre individualité profonde, qui consiste à accoucher de vous-même, à la façon dont Socrate disait qu’il faisait accoucher les esprits. Jung explique : J’emploie l’expression d’individuation pour désigner le processus par lequel un être devient un in-dividu psychologique, c’est-à-dire une unité autonome et indivisible, une totalité. In-dividere = ne plus être divisé.
Vous prenez réellement conscience de votre véritable identité ou individualité qu’à partir du moment où vousvous demandez, après avoir fait un bout de chemin : Mais qui suis-je ? Quelle femme, quel homme suis-je réellement ? Et qu’est-ce qui fait que je me sens être moi dans ce corps d’homme/de femme ? Accepter l’autre en vous. C’est ainsi que vous atteignez le stade d’une véritable intimité avec vous-même (et par la même occasion avec les autres) et vivez une authentique inter-dépendance. Un nouvel individu est né.

L’énergie sexuelle est donc au service de l’unité (ne plus être divisé). Et c’est là qu’on touche au paradoxe : je suis femme, c’est-à-dire femme extérieure et homme intérieur, je dois reconnaître mon homme intérieur avant de pouvoir me sentir femme réunifiée, et c’est en me sentant femme que je peux rencontrer l’homme : à ce moment-là il y a union. Un serpent qui se mord la queue ? Comme dit Woody Allen : L’éternité, c’est long, surtout vers la fin.

Le masculin intérieur au prochain épisode.

À propos de Vanina Gallo

Je prends soin de l’épanouissement des personnes par le coaching et contribue avec ma sensibilité artistique au développement harmonieux des organisations. Qu’il s’agisse d’un accompagnement pour relever vos défis professionnels et relationnels, ou qu’il s’agisse de faciliter les réflexions et visions d’un groupe par la pensée visuelle et la facilitation graphique, je vous aide à innover et à trouver les ressources pour créer la vie que vous désirez.

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