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Accepter l’imperfection, son humanité

Accepter l’imperfection, c’est accepter de s’aimer et d’avancer avec les manques, les failles et la vulnérabilité qui nous ont construit. On a cherché à combler ces “trous” pour réussir la maison parfaite. Au lieu de ça, on se rend compte qu’on est en perpétuelle construction. La chute des idéaux est un moment où on se sent particulièrement fragile, vulnérable, impuissant, comme balayé par le vent. Imparfait au possible. On est assailli par les manques, on se juge, on ne s’aime pas. On a du mal à vivre avec la personne qu’on est devenu. On se dit : je n’y arrive pas, pas comme j’imaginais, je ne suis pas celui/celle que je voulais devenir. C’est un passage. Le travail sur soi semble alors le plus important. Certaines prises de conscience sont comme des fenêtres qui nous aident à lâcher les fardeaux du passé. Une lumière au bout du tunnel… De l’acceptation peut naître un chemin, une œuvre d’art qui célèbre le vivant, le mouvement. Il y a des moments dans la vie où chaque pas est une victoire. C’est ce que disent les mots écrits par Haruki Murakami, extraits de façon libre des dernières pages de Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil.

J’ai toujours essayé d’être quelqu’un d’autre. J’ai toujours voulu aller vers des gens et des lieux nouveaux et différents, pour m’inventer une vie nouvelle, devenir un être au caractère différent. En un sens, devenir adulte, c’était ça, et en un autre sens, ce n’était qu’un changement de masque chaque fois. En tentant de devenir un être nouveau, je tentais de me libérer. Je voulais vraiment, sérieusement devenir un autre. Mais pour finir, je ne suis arrivé nulle part. Je suis demeuré moi-même. Les paysages avaient beau changer, les échos, les voix différer autour de moi, je n’étais toujours rien d’autre qu’un être humain imparfait. J’avais les mêmes manques en moi, qui suscitaient une violente avidité d’autre chose. Une soif et une faim insatiables me torturaient, comme, certainement, elles continueront à le faire. Ces manques font partie de moi-même. Je le sais maintenant. Longtemps, longtemps… je pensai à la mer.

J’interprète cela comme une invitation à plonger dans l’inconnu en acceptant les manques qui nous constituent. Inspirée par ces mots, j’ai crée une vidéo, de facture personnelle, qui illustre ce voyage à travers la vie : “The Unknown”.

À propos de Vanina Gallo

Je prends soin de l’épanouissement des personnes par le coaching et contribue avec ma sensibilité artistique au développement harmonieux des organisations. Qu’il s’agisse d’un accompagnement pour relever vos défis professionnels et relationnels, ou qu’il s’agisse de faciliter les réflexions et visions d’un groupe par la pensée visuelle et la facilitation graphique, je vous aide à innover et à trouver les ressources pour créer la vie que vous désirez.

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